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L’avenir d’Aéris sera scellé le 7 novembre 2003 aprés la réunion du CSAM du 29 octobre

Le CSAM aurait retenu 3 dossiers

mardi 28 octobre 2003, par Bureau national .


Le Tribunal de Commerce de Toulouse a reporté sa décison au 7 novembre.

Après le retrait surprise de Wexford (qui semble être un grand soulagement pour les salariés), il reste 3 candidats « sérieux » pour la reprise.Lire la bréve

L’actionnaire principal d’Aéris, le fonds d’investissement américain DSP Partners, qui détient 38 % du capital, n’a pas voulu réinjecter de l’argent dans la compagnie, qui cherche 10 millions d’euros depuis le printemps. Le management d’Aéris qui joue gros dans l’affaire car il détient 37 % du capital.

La compagnie en proie à de sérieuses difficultés financières, n’a pu déférer à la demande du CSAM « de conclure la restructuration de l’ensemble de son capital, conformément aux délais fixés par l’Etat ».

La compagnie aérienne toulousaine Aeris (475 salariés et un chiffre d’affaires de 108 millions d’euros en 2002), a été mise en redressement judiciaire le 23 septembre avec une période d’observation d’un mois.

Le tribunal a décidé de renvoyer le dossier Aéris au 4 novembre afin de bénéficier de l’évaluation du CSAM sur la possibilité d’obtenir une licence d’exploitation des différents repreneurs potentiels.

Le CSAM aurait retenu 3 dossiers selon TourismeExpress.info.

  1. le fonds d’investissment américain Wexford prévoyant la reprise des activités charters longs courriers de la compagnie (deux avions) et le maintien de 121 emplois.
  2. le tour opérateur suisse Avione qui veut reprendre une partie des activités charters (deux avions sur sept et 120 salariés).
  3. la compagnie Explorair qui prévoit de garder 210 employés, de conserver les dessertes de Toulouse, Nice et Perpignan notamment et de développer des activités de charter moyen courrier, selon la même source.

L’ancienne compagnie charter exploite depuis l’été cinq lignes régulières entre Orly et Toulouse, Nice, Toulon, Perpignan et Tarbes après avoir obtenu 7.612 créneaux horaires à Orly à la suite de la fermeture d’Air Lib.

Un comité d’entreprise extraordinaire a été lundi 27 octobre en fin de journée. Aucune information n’en avait filtré.

Cinq lettres d’intention ont été adressées à l’administrateur judiciaire par des candidats repreneurs. Deux de ces offres portent sur la totalité des activités de la compagnie aérienne, c’est-à-dire les vols charter et les vols réguliers à bas coût (Aeris Express). Les trois autres visent uniquement l’activité charter.

D’après les Echos, la compagnie britannique à bas coût EasyJet, intéressée par les créneaux horaires d’Aeris pour renforcer ses liaisons Orly-Toulouse, aurait proposé de reprendre « un petit périmètre avec 70 salariés sur 475, mais sa proposition n’aurait pas été jugée recevable », affirme un cadre du transporteur toulousain. Officiellement, toutefois, EasyJet n’est pas intéressé par sa reprise.

Selon TourMag, la compagnie charter marseillaise Axis Airways, créée en 1999, serait candidate à une reprise partielle d’Aéris. Elle est intéressée par le savoir-faire des activités charter de son homologue toulousaine. Axis plutôt positionnée dans le charter moyen courrier, veut se positionner également sur le long courrier et desservir pour le compte de ses TO partenaires des destinations telles Cuba, Rep Dom et d’autres.

Il y a un mois, la Dépêche du midi citait comme repreneur potentiel Wexford. Ce fonds d’investissement américain, spécialiste de l’aérien et propriétaire de trois compagnies (Solitair, Chautauqua Airlines et Frontier Airlines), s’est mystérieusement retiré la semaine dernière du tour de table pour la reprise d’Air Littoral, alimentant les rumeurs sur l’éventualité de son arrivée prochaine dans le capital d’Aéris.

Un autre point commun entre Aéris et Air Littoral tient au fait que toutes les deux ont été conseillées par Marc Rochet. Officiellement, l’ex-PDG d’Air Liberté, présent plusieurs semaines durant au siège de la compagnie toulousaine, n’était là qu’à titre de consultant sur le projet Aéris Express. Officieusement, quelques observateurs font remarquer qu’il pourrait amener dans ses bagages un actionnaire, voire un dépôt d’offre... ou tout simplement utiliser les Boeing de la compagnie sur le projet qui l’occupe actuellement, à savoir Air Caraïbes.

Sans oublier la candidature « indirecte » du consortium financier cannois NGFI-Sudac, représenté par Jean Galli-Douani, qui se dit prêt à déposer 20 M€ au tribunal de commerce de Montpellier pour la reprise d’Air Littoral, et assure par ailleurs « maintenir une épée de Damoclès au dessus de tous les détenteurs éventuels des créneaux horaires d’Aéris... afin de rapprocher les activités et le potentiel des deux compagnies. »

Si aucun des repreneurs potentiels ne présente un dossier de reprise en bonne et due forme avec une proposition exhaustive, la liquidation judiciaire serait alors prononcée.

Les 450 salariés d’Aeris sont inquiets : « Tout le monde est dans l’expectative, à l’intérieur comme à l’extérieur de la compagnie, expliquait l’un deux à « La Dépêche du midi » le 15 octobre . Si nous disparaissons, nous savons bien qu’Air France peut absorber une partie des passagers que nous transportons actuellement. Et EasyJet n’attend qu’une chose : que l’entreprise soit liquidée pour prendre sa place… sans reprendre son personnel ».

Le flou perdure aussi au sujet du passif. Le délégué du syndicat de pilotes Unac   a « entendu différentes évaluations entre 7 et 20 millions d’euros. Mais l’administrateur judiciaire estime que nous avons suffisamment de trésorerie pour poursuivre les vols jusqu’à la mi-novembre » .

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