Accueil >ACTU >Dans les médias

Les solutions existantes offrent beaucoup d’avantages

lundi 21 avril 2003.


Tous les dispositifs d’épargne ne sont pas accessibles à tout le monde.
De nombreux futurs retraités se demandent comment compenser la baisse attendue des prestations servies par les régimes obligatoires de retraite dans les prochaines années. Comme l’explique Stéphane Girardot, directeur du marketing du gérant de fonds Franklin Templeton, « personne ne sait exactement ce que sera sa retraite dans dix, vingt ou trente ans. On peut estimer que le besoin de complément de retraite à constituer sera de l’ordre de 10 % à 15 % de son dernier salaire. Pour obtenir cette somme sous forme de rente, il faut-avoir épargné ; on peut ainsi disposer, lors de son départ en retraite, d’une somme équivalant à deux ou trois années de son dernier salaire et les placer, pour obtenir un rendement de l’ordre de 5 % l’an ou les transformer en rente. Pour la forme que prendra cette épargne, il y a des solutions plus ou moins intelligentes ou plus ou moins avantageuses fiscalement, selon la profession que l’on exerce, l’entreprise où l’on travaille, etc. »

Pour bien préparer sa retraite, il vaut mieux commencer tôt à épargner. Divers dispositifs peuvent être mis à profit. « Il ne faut pas tout miser sur la rente viagère, car elle n’est pas forcément réversible à un conjoint en cas de décès, on ne peut pas la transmettre ou en bénéficier avant terme. Il faut qu’une partie seulement des sommes soit aliénée, et il faut aussi garder des possibilités de sortie en capital », poursuit M. Girardot.

 Le plan d’épargne populaire (PEP) et l’assurance-vie.

Le PEP d’assurance est plébiscité par les gérants de patrimoine, avec un plafond de 92 000 euros. En effet, le cadre de l’assurance-vie permet de« garder la maîtrise des sommes, de nommer des bénéficiaires en cas de décès, de retirer éventuellement une partie des fonds en capital dans des conditions fiscales avantageuses et, grâce à l’option PEP, de bénéficier d’une garantie en capital et de sortir en rente sans impôts à l’issue de la période de blocage », dit M. Girardot. Ce produit peut être panaché avec des dispositifs professionnels.

 Les contrats Madelin.

Ils permettent aux membres des professions libérales de déduire de leurs revenus les cotisations retraite ; ils donnent droit exclusivement à une rente viagère.

 La Préfon.

La Caisse nationale de prévoyance de la fonction publique, créée dans les années 1960 par quatre syndicats (CFDT  , CFTC, CGC et FO), est l’un des grands systèmes de capitalisation supplémentaire et facultatif dans la fonction publique. Il concerne 261 000 adhérents. Plus de 20 millions de personnes seraient éligibles - souvent sans le savoir - à ce système ouvert aux fonctionnaires, anciens fonctionnaires et à leurs conjoints. Comme le « Madelin », la Préfon offre plusieurs possibilités de cotisations qui permettent d’acheter des points, dont la valeur est ensuite augmentée en fonction des règles prudentielles de l’assurance et de l’évolution des marchés financiers. En 2003, la Préfon indique un rendement technique de 7 %, ce qui signifie que 100 euros cotisés donnent droit, à l’heure de la retraite, à 7 euros de rente annuelle.

 L’article 83.

Les salariés des entreprises privées disposent aussi de compléments spécifiques lorsque leurs entreprises les ont mis en place. « Beaucoup de gens attendent la création de systèmes additionnels de retraite. Pourtant, si l’on utilise bien les dispositifs existants, on peut assez bien couvrir les besoins liés à la retraite », juge Joël Royers, spécialiste du sujet chez Hewitt. Les plans de retraite à « cotisations définies » (dits « article 83 », en référence à l’article du code général des impôts qui les concerne) touchent, selon Hewitt, les salariés « plutôt jeunes » et dotés d’un salaire annuel allant jusqu’à 130 000 euros. Dans ce cadre, les bénéficiaires n’ont pas de garantie sur le niveau de leur retraite, mais ils acquièrent des droits dont la valeur dépendra de la bonne gestion du capital par la compagnie d’assurance partenaire et de l’évolution des marchés financiers. Ils peuvent cependant conserver leurs droits en cas de départ de l’entreprise, même s’ils ne toucheront leur rente qu’à l’âge de la retraite. Les cotisations des salariés sont, dans certaines limites, déductibles fiscalement.

 L’article 39.

Pour les cadres dirigeants à plus hauts revenus, un coûteux dispositif de retraite supplémentaire « à prestations définies » (dit « article 39 ») a été établi dans certaines entreprises. Cette « retraite-chapeau » concerne généralement les dirigeants proches de l’âge de la retraite. L’entreprise se porte garante, pour eux, d’un certain niveau global de retraite : par exemple, le complément permettant d’arriver à 60 % du dernier salaire ; ou bien un additif qui garantit, par exemple, un bonus représentant 10 % du dernier salaire.

 Les plans d’épargne entreprise.

Plus démocratiques, les plans d’épargne d’entreprise (PEE) ou les plans partenariaux d’épargne salariale volontaire (PPESV) bénéficient d’exonérations fiscales sur les gains. Lorsqu’ils sont investis dans des fonds diversifiés, ces plans peuvent être utilisés comme des compléments de retraite. En revanche, les PEE investis majoritairement en actions de l’entreprise font peser un risque important sur le capital, en raison même de ce manque de diversification.

 Le plan d’épargne en actions (PEA).

Pour ceux qui ne craignent pas d’investir eux-mêmes leur retraite en actions, le PEA permet, au bout de huit ans, une sortie en rente défiscalisée. Les contrats d’assurance-vie multisupports dotés d’une gestion dite « à horizons » permettent aussi de faire gérer par la compagnie la répartition entre placements plus risqués et moins risqués et d’arbitrer au fil du temps entre les supports actions, lorsque l’assuré est jeune, et les produits plus sécuritaires, obligataires et monétaires ensuite. La débâcle des trois dernières années a cependant rappelé que, même à vingt ou à trente ans, on peut perdre de l’argent en Bourse.

 Acquérir son logement.

Acheter sa résidence principale à crédit revient à épargner pour sa retraite : lorsque l’emprunt sera remboursé, une charge disparaîtra du budget familial, au moment où, parallèlement, les revenus baisseront. Sans acheter immédiatement, on peut donc effectuer des versements, par exemple, sur un plan d’épargne logement (PEL). En outre, les salariés les plus aisés peuvent investir dans l’immobilier locatif pour compléter leurs revenus (voir « Le Monde Argent » daté dimanche 14-lundi 15 avril).

Adrien de Tricornot

LE MONDE ARGENT du 21 avril 2003

Articles les plus récents
Dans la même rubrique

Dans les médias
Pas d'autres articles dans la rubrique Dans les médias

Du même auteur

SPIP | Copyright © 2002 - 2012 SUD Aérien.org | Conception et habillage snoopit31

Mentions légales| squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0