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Intervention sur le droit d’alerte au CE du 20 décembre 2002

lundi 23 décembre 2002, par SUD Aérien Informatique .


SUD Aérien n’est pas surpris de l’attitude d’Air France de contester le droit d’alerte voté par le CE. Nous demandons simplement l’application du Code du travail et non pas celles des règles d’Air France inventées on ne sait où.

C’est le droit la Direction de contester le droit d’alerte, mais le droit d’alerte est l’occasion de poser clairement des questions fondamentales sur les choix qui sont faits au niveau socio-économique et financier de l’entreprise. Ce sont des questions posées par SUD Aérien depuis quatre ans et pour lesquelles nous n’avons eu que des réponses très partielles au sein de cette instance. Les questions étaient plus précises que les choix qui étaient faits.

SUD Aérien pense qu’il est dommage de ne pas vouloir répondre à ces questions au sein de cette instance. Il y a peut-être des questions pour lesquelles la direction n’a pas toutes les réponses aujourd’hui, mais elle pourrait au moins en apporter une partie, puis apporter les compléments de réponses au fur et à mesure.
Il est regrettable de ne pas vouloir aborder à fond les dossiers sur lesquels nous vous posons des questions, notamment ceux pour lesquels deux ou trois motions d’entraves au CE ont été votées permettant au Secrétaire du CE d’ester en justice, même si cela n’a pas été suivi d’effets pour l’instant.

En effet, nous n’avions pas les réponses au niveau de la Direction des Systèmes Distribués. Nous ne savons pas combien cela coûte, ni combien cela rapporte, ni si c’était le bon choix. Il s’agit d’une orientation politique d’Air France qui correspond à une orientation globale des économies libérales à travers l’OMC et l’accord global sur le Commerce et les Services qui va voir le jour au printemps 2003. Ce traité est négocié en secret aujourd’hui au niveau de l’Union européenne, entre autres, par Pascal LAMY. Il découpe l’ensemble de l’activité mondiale en 12 secteurs. Le transport aérien en fait partie. Il est découpé en sous-secteurs : transport passager, transport de fret, manutention et autres services. Il existe probablement une nomenclature pour les systèmes d’information. Le but est de saucissonner toutes les activités et de mettre chacune d’entre elles dans un domaine de concurrence. Il s’agit effectivement de casser des entités des entreprises qui sont intégrées pour pouvoir mieux externaliser chaque activité afin de trouver les plus profitables.
Nous passons un marché de scanérisation avec une entreprise avec laquelle nous avons perdu déjà au moins 7 millions d’euros. Nous pouvons nous poser des questions sur une entreprise qui nous a déjà fait perdre de l’argent. Quels sont les intérêts sous-jacents ? Quels sont les intérêts d’Air France ?

SUD Aérien est favorable à voter pour la nomination d’un expert, le CE en a le droit aujourd’hui. Nous avons un CE métier caractéristique puisque qu’il rassemble toute l’activité de la Direction générale Informatique. Nous sommes donc bien dans une enceinte où nous pouvons avoir les réponses aux questions posées. Il n’est donc pas nécessaire d’encombrer le CCE par ces dossiers aujourd’hui. En revanche, dans une deuxième phase, le CE peut décider de porter le dossier devant le CCE. Mais il convient de ne pas tout centraliser. Lorsque nous pouvons traiter les problèmes là où ils peuvent l’être, autant le faire. Le CE Informatique est l’instance où nous devons traiter ce problème.

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