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Déclaration de Raffarin :
Sous la bonhomie des propos, des projets inquiétants.

mercredi 5 février 2003, par SOLIDAIRES .


Le 1er février, des centaines de milliers de citoyens ont exprimé leur très fort attachement au système par répartition ; M. Raffarin annonçant le cadre officiel qu’il donne à sa réforme des retraites, s’en présente comme un ardent défenseur. L’examen précis de ses premiers propos montre déjà qu’il n’en sera rien.
Le Premier ministre ne veut pas remettre en cause l’âge légal du départ à la retraite à 60 ans, mais il ne précise pas si celle-ci se fera à taux plein et quelle sera la durée de cotisation nécessaire pour obtenir ce taux plein.

Ces « oublis » sont d’autant plus inquiétants que le Premier Ministre a indiqué vouloir introduire plus de « liberté » dans la décision de partir à la retraite. S’il est bien sûr nécessaire de mettre de la souplesse dans le système actuel, une telle « liberté » de départ aggraverait de façon considérable les inégalités sociales : l’espérance de vie à la retraite favorise déjà les couches sociales les plus aisées, cette « liberté » nouvelle permettrait certes à ceux qui en ont les moyens de partir plus tôt, mais les autres seraient obligés de travailler plus longtemps pour avoir une retraite décente.

L’hypocrisie demeure sur la question de la capitalisation. Le Premier ministre affirme refuser de passer à un régime par capitalisation, mais il veut pourtant développer l’épargne retraite qui n’est pas autre chose que de la capitalisation. Les exemples étrangers récents ont pourtant montré le
danger qu’il y avait à jouer sa retraite à la Bourse. Plus généralement, loin de se compléter, la capitalisation et la répartition ont des logiques contradictoires. La capitalisation exige des revenus importants du capital, ce qui entraîne une compression de la masse salariale qui est le socle sur lequel repose la répartition. Développer la capitalisation, même affublée du nom d’épargne retraite, revient donc à faire le choix du dépérissement de la répartition.

Raffarin évoque la nécessaire équité entre tous les salariés. Pour l’Union Syndicale G10 Solidaires   les exigences de l’équité et la prise en compte des réalités économiques et sociales (niveau du chômage et de la précarité) impliquent le retour aux 37,5 annuités maximum pour tous, privé et
public.

Raffarin en appelle au « sursaut de solidarité » et au « dépassement des égoïsmes ». L’Union Syndicale G10 Solidaires   lui rappelle quelques réformes courageuses qui iraient dans ce sens :

  • augmentation prioritaire des minimas sociaux et des bas salaires,
  • renforcement de l’impôt de solidarité sur la fortune,
  • consolidation et élargissement de la Couverture Maladie Universelle
  • et amélioration des indemnités versées aux chômeurs,
  • suppression des stock-options et des exonérations sociales et fiscales coûteuses pour les budgets publics et inefficaces pour l’emploi,
    etc…

Pour l’Union syndicale G10 Solidaires  , l’heure est toujours à la mobilisation après le succès des manifestations unitaires du 1er février.

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