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Rien n’est réglé

mercredi 21 septembre 2011, par SUD Aérien DGI Nord , SUD Aérien DGI ORLY .


Le 13 Juin, un conflit salarial a débuté sur la DGI   avec un appel à la grève initié par le syndicat UNSA  /SNMSAC, rejoint dans la foulée par Sud Aérien et la CGT  .
Nous nous sommes retrouvés ensemble dans le conflit pendant plusieurs semaines, même si nous n’avions pas les mêmes revendications que l’UNSA  , qui demandait 2x32 points pour les seuls mécanos avions.

A Sud Aérien nous avons toujours défendu la revendication des 32 points pour tous les métiers.

Pour rappel à Roissy nous avons organisé de nombreuses AG et des grèves rassemblant l’ensemble des métiers de la DM, touchant particulièrement le CMH, les hangars, les ateliers, avec manifestations au Bourget et au siège de Roissy. Ainsi que des débrayages au Bourget, à Orly, VLR et Toulouse, piste, ateliers et hangars.

Les premières AG au H3 sur le site Nord ont réuni environ 400 agents, un élan et une mobilisation que nous n’avions pas vu depuis de nombreuses années.

Les grèves ont été massives et ont impacté très fortement l’activité entretien avion, avec pour conséquence, des visites sous traitées, des travaux reportés, des vols affrétés par des compagnies low cost et, du jamais vu à cette échelle à la DGI  , la mise en place par la direction d’une organisation de travail parallèle au CMH avec des agents non grévistes (plus d’une centaine), cadres et non cadres, pour pallier à l’absence des agents grévistes.

La direction a aussi joué de l’intimidation en :

  • menaçant de sous-traitance massive des visites avions, en cas de poursuite du conflit.
  • envoyant un courrier menaçant de poursuites l’UNSA  /SNMSAC
  • sanctionnant plusieurs agents et élus (Sud Aérien et CGT  ) de mise à pieds à Roissy Orly et VLR.

Quand aux autres organisations syndicales présentes sur la DGI  , mais non parties prenantes du conflit, elles ont oscillé entre une « neutralité » malveillante et une opposition déclarée aux grévistes. Avec pour l’une d’elle ( CFE-CGC ) une solidarité marquée aux casseurs de grève du CMH, et pour une autre ( CFDT   ) un vote contre une procédure d’entrave au CE suite à l’absence d’information préalable des élus concernant la sous-traitance des avions depuis le début du conflit.

Pendant toutes ces semaines de conflit, la direction de la DGI   a refusé d’ouvrir des discussions avec les trois organisations syndicales dans le mouvement, mettant en avant quelle ne voulait pas nous recevoir tant que le conflit durerait. La seule proposition de la direction faite aux syndicats consistait en discussions alibi dans le strict cadre du Projet Molière.

Début aout, sans en prévenir les organisations syndicales Sud Aérien et CGT  , l’UNSA   a décidé de faire une pause dans le conflit et de discuter seule avec la direction sur des bases qui étaient à des années lumière des revendications des agents en grève, mais aussi de ses propres revendications.

Nous avons dit notre désaccord sur cette décision, qui donnait un mauvais signal à la direction et qui entrainerait chez les agents un découragement certain.

Il était clair pour Sud Aérien que nous devions continuer, étendre et renforcer le mouvement.

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