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CCE : agonie ou survie ?

vendredi 26 août 2011, par Bureau national .


Un nouveau « plan de sauvetage » a donc été voté au CCE fin Juillet par les élus CGT  , CGC et FO du CCE : il s’agit d’une opération financière « loi Dailly » qui, en gros, permet une avance de trésorerie sur la subvention versée par Air France d’un montant de 14 millions d’€ !

Rappelons que ce vote d’un crédit au CCE par ces syndicats est cocasse dans la mesure où fin 2009, les mêmes syndicats FO et CGC avaient refusé de voter le prêt bancaire de 6 millions d’€ proposé par le secrétaire CFDT   du CCE de l’époque.

Rappelons aussi qu’un mandataire ad hoc a été désigné pour proposer et éventuellement mettre en œuvre un plan de réduction des coûts au CCE, c’est à dire concrètement :

 Réduction des effectifs et vente du patrimoine !

En contrepartie la direction d’Air France dans un courrier adressé en Juillet au secrétaire du CCE, exige des syndicats majoritaires au CCE qu’ils :

« assurent la réalisation des recommandations de monsieur le Mandataire ad hoc destinées à redresser durablement la situation financière du CCE » et que « la session du CCE vote le plan de cession du patrimoine …  »

Ce principe a été voté dans les CE d’Air France, SUD Aérien a refusé de le voter !

Le plan voté par la CGT  , CGC et FO : Il s‘agit de vendre le patrimoine à hauteur de 40 % et de baisser la masse salariale de 30 % … liquidation sans consulter ni informer les salariés ??

Un des dirigeants de la CGC d’Air France a donc été désigné comme seul mandataire pour mettre en œuvre la vente, dans le cadre d’un « comité de contrôle » constitué du secrétaire du CCE et du trésorier, des secrétaires généraux des syndicats CGT  , FO et CGC.

Déni de démocratie :

Les élus de la session du CCE sont donc considérés comme des pots de fleurs puisqu’ils n’auront pas leur mot à dire, alors que le fonctionnement démocratique normal veut que ce soit les élus de la session qui votent les décisions et les orientations, que le bureau du CCE est ensuite chargé de mettre en œuvre !

  • Les syndicats d’Air France ont donc abandonné toute volonté de mobiliser les personnels autour d’un accord suivant les articles L.2232-12 et L.2327-16 du Code du travail, pour revenir à une répartition solidaire de la subvention.
  • Les syndicats d’Air France ont donc abandonné toute revendication d’intégration des personnels CE et CCE au sein d’Air France.

  La véritable origine du marasme financier du CCE : l’inversion des flux imposé par le syndicat majoritaire de pilotes SNPL   Alpa !!

Il est tout simplement incroyable d’entendre régulièrement des syndicalistes clamer haut et fort leur admiration de la « bonne gestion » des élus PN du bureau du CE Exploitation Aérienne ( qui regroupe tous les PN ).

Ces syndicalistes sont soit des ânes, soit des malhonnêtes … soit les deux !

En effet, même si il est évident que l’on peut émettre des critiques justifiées de la gestion des différents bureaux du CCE au cours des dernières décennies ( et la quasi totalité des syndicats sont donc concernés à un moment ou un autre ), l’inversion des flux est la seule cause réelle et sérieuse de la disparition programmée des activités sociales et culturelles du CCE au bénéfice de tous les salariés !

Le SNPL   Alpa manœuvre depuis la fin des année 90 pour obtenir cette inversion des flux ! Concrètement, elle est mise en œuvre en 2006 : la direction verse alors la subvention directement au CE Lignes, devenu depuis CE Exploitation Aérienne ( PNC   + PNT   qui pèsent, en gros, plus de 45 % de la masse salariale globale pour 36 % des effectifs ).

Les accords de 2006 entre le CCE et le CE Lignes prévoyait un reversement de solidarité de ce dernier vers les autres CE personnels sol. De même, un accord prévoyait un « achat » de séjours vacances et vacances jeunes du CCE par le CE Lignes …

 On en sommes-nous aujourd’hui ?

Entre 2006 et 2010, la part de la subvention globale versée par Air France ( 3,1 % de la masse salariale totale ) qui revient au final au CCE … passe de 71 % à 47 % !

Entre 2006 et 2010, la part de la subvention globale versée par Air France qui revient au final au CE Exploitation Aérienne … passe de 14 % à 38 % !

Le PROBLEME étant que les élus du bureau du CE Exploitation Aérienne refusent de payer leur dette au CCE, dette qui s’élève à … plus de 10 millions d’€ !

Alors, que fait-on aujourd’hui ? Devons nous attendre que le secrétaire général de la CGC brade dans son coin le patrimoine du CCE qui est, il faut le rappeler, le patrimoine de tous les salariés de l’entreprise, sans qu’ils soient consultés ?

Devons-nous laisser un syndicat de pilotes ( SNPL   Alpa ) avec ses alliés syndicaux PNC   ( SNPNC   FO, UNAC   CGC, UNSA   ) définitivement désintégrer les activités sociales et culturelles du CCE, avec la complicité passive de la direction ?

Devons nous accepter cette situation comme une « fatalité », ce qui semble être l’attitude la plupart des syndicats ?

NON ! Il existe une solution, celle qui consiste à passer un accord majoritaire entre syndicats ( qui pèsent donc ensemble plus de 30 % des voix aux dernières élections ), suivant les articles L. 2232 - 12 et L. 2327-16 du Code du travail, pour revenir à une répartition solidaire de la subvention !

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