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DIRECTION/SYNDICATS :
« Petits arrangements entre amis »

jeudi 10 février 2011, par Bureau national .


La question est récurrente : alors que nous détenons les preuves d’une corruption
quasi générale des syndicats et des syndicalistes dans l’entreprise, devons-nous le
dénoncer au risque d’alimenter les guerres syndicales ou devons-nous le taire au risque d’être complices de ces
méthodes ?

Le choix est vite fait : dès lors que la corruption syndicale engendre des conséquences graves pour les salariés, SUD
Aérien a décidé de faire savoir aux personnels les « petits arrangements entre amis » qui conduisent les syndicats et
leurs dirigeants à signer des accords scandaleux, à casser les grèves ou à se faire les VRP des projets de la direction.

« Grâce » à un droit syndical favorisant les syndicats « alignés », la direction créé des « apparatchiks » syndicaux
coupés du terrain et plus proches des dirigeants que de leurs collègues. La frontière entre direction et syndicats est
gommée et ne permet plus le recul et l’indépendance nécessaires au moment de négocier et de signer les accords.

Mais aujourd’hui, la direction d’Air France ne se contente plus de leur silence complice, elle corrompt nombre de leurs
dirigeants syndicaux qui se laissent faire. Et parmi eux, certains qui nous avaient habitués à plus d’indépendance et de
rigueur !

Les preuves de la « générosité » de la direction envers eux se multiplient : tel ex-secrétaire général continue de
bénéficier de ses GP alors qu’il a été condamné à 8 mois de prison avec sursis pour trafic et recel de contrefaçons.
Certains salariés se voient aujourd’hui supprimer leurs droits GP voire licenciés pour moins que ça !

Dans le même temps, ce syndicat signe une « transaction secrète » avec J.C SPINETTA reconnaissant que la grève des
mécanos d’Orly est illégale et s’engageant à « mettre au pas » ses délégués syndicaux un peu trop revendicatifs.

Un autre permanent syndical PNC   du même syndicat, bénéficie d’une progression fulgurante de sa carrière, passant de
la 4e classe à la 1re classe en 1 an alors qu’un PNC   lambda devra attendre 8 ans pour obtenir la même chose.

Tel autre, ayant géré le CCE, continue de percevoir le remboursement du loyer d’un studio mis à sa disposition par Air
France pendant des années.

On ne compte plus les avancements individuels, les passages Cadre et les primes spectaculaires aux délégués de
secteurs dits « sensibles ». La palme est attribuée à un dirigeant syndical, chantre des thèses de la direction, qui détient
aujourd’hui la C7. Certains cadres d’Air France, qui rament quotidiennement sur le
terrain pour gagner la moindre promotion, apprécieront.

Arrêtons-là, la liste est trop longue ! Alors, tout est-il pourri au royaume du
syndicalisme d’Air France ? Non, car il est encore quelques irréductibles qui
refusent la corruption et ont déclaré la guerre à ces pratiques. Ils se trouvent
aujourd’hui à SUD Aérien dont tous les responsables ont refusé la promotion
Cadres « gentiment » proposée par la direction mais dont les délégué(e)s subissent
de la part des représentants de la direction, toutes les discriminations et toutes les
entraves imaginables : quand on ne peut pas corrompre, on tente de briser !

Alors la rigueur et l’éthique syndicale, ça existe encore à Air France ? La réponse
est OUI. De très nombreux militants, écœurés par la dérive de leurs dirigeants
syndicaux, ont rejoints majoritairement SUD Aérien (c/f dessous).

En 2007,un tract de notre syndicat a déjà dénoncé ces « petits arrangements entre
amis ». Seule la direction d’Air France a intenté un procès en diffamation contre
SUD … et l’a perdu ! Mais cela n’a pas suffit à faire cesser la corruption. Alors que
faire ? SUD Aérien continuera inlassablement à dénoncer ces pratiques auprès des
personnels. Et vous ? Vous allez prochainement choisir le syndicat et les délégués qui vous représenteront pendant 4
ans auprès de la direction lors des élections DP/CE. Quand vous voterez, soutenez le syndicalisme qui lutte à vos côtés
en toute indépendance de la direction et des gouvernements.

Le Bureau national SUD Aérien – février 2011

Pour rester fidèles à nos convictions,

nous avons quitté la CGT   et rejoint SUD Aérien !

Afin que vous puissiez voter en connaissance de cause, nous vous exposons ci-dessous quelques-unes des raisons
qui amènent nombres d’élus et de syndiqués à quitter la CGT   Air France.

Depuis des années, nous luttons pour établir une répartition des richesses plus équitable et nous défendons, pour les
transmettre à nos enfants, les acquis sociaux conquis par les luttes très dures des générations précédentes.
C’est notre volonté d’engagement sans compromission qui nous a amenée, à l’époque, à adhérer à la CGT   plutôt
qu’à un de ces syndicats qui signent avec la direction des accords peu favorables aux salariés.

Les militants de base de la CGT   sont restés combatifs, malheureusement nous observons que la confédération
nationale CGT   et les dirigeants de la CGT   Air France, par une politique d’accompagnement, s’écartent complètement
des principes fondateurs du syndicat prenant ainsi le risque de voir tous les militants en désaccord rendre leur carte.

L’issue du conflit sur les retraites, pourtant soutenu par 70% des Français, a montré que la CGT  , comme la plupart
des syndicats, a gaspillé l’effort consenti par les salariés pour défendre leurs acquis sociaux. Avec des millions de
citoyens nous luttons pour une préservation intégrale de nos acquis comme les 37,5 annuités de cotisation retraite. Nous
voulons une stratégie de lutte efficace : la grève générale illimitée, la seule, à notre avis, qui permette, pour un même
effort financier des grévistes, de sauver les acquis sociaux. La confédération CGT   rejette cette forme de lutte.

Le retour de la CGT   à ses principes fondateurs nous apparaît maintenant irréalisable tant le fossé se creuse. Les
quelques exemples ci-dessous l’attestent :

  • A la suite d’une grève des mécaniciens d’Air France Industries, la direction de la CGT   a signé un accord avec la
    direction sans consulter sa base, accord qui l’engage à ne plus jamais soutenir de conflits de ce type. Mais cet
    accord engage aussi tous les salariés de l’entreprise sans qu’ils en connaissent les termes. Pendant ce temps,
    SUD Aérien, le seul syndicat ayant refusé de signer l’accord, gagnait son procès contre la direction d’AF prouvant
    ainsi que la fidélité aux principes et aux syndiqués était payante.
  • Pendant que des délégués CGT   allaient aux prud’hommes, sans soutien de leur syndicat, pour discrimination
    syndicale à leur encontre, des dirigeants de la CGT   Air France bénéficiaient de courbes de carrière vraiment
    « remarquables ».
  • Au cours de notre longue lutte contre la fermeture du centre de Vilgénis, nous n’avons pas eu de soutien de la
    direction de la CGT   Air France.
  • Alors que des militants CGT   dénonçaient les exigences déraisonnables de P.H.Gourgeon, passager sur un vol, un
    dirigeant de la CGT   Air France défendait le directeur général en ces termes "il s’agit d’un des dirigeants les plus
    brillants de sa génération".
  • A l’Industriel, ces mêmes dirigeants procédaient à la dissolution arbitraire de sections locales au profit d’une
    section unique en contradiction avec les statuts même de la CGT   Air France. Ce qui eu pour effet immédiat de
    priver de mandat des militants qui se sont retrouvés exposés face à la direction.
  • Pour essayer de juguler la contestation interne consécutive à ce coup de force, la direction de la CGT   Air France a
    décidé l’exclusion infondée de huit délégués CGT  , des camarades dont nous connaissons tous la valeur et
    l’efficacité.

Pour nous, la défense des salariés est plus importante que celle de l’appareil syndical.
Après mûre réflexion, nous avons quitté la CGT   pour ne pas cautionner ces actes et nous espérons que nos
camarades de luttes, des militants CGT   de la base, intègres et motivés, nous rejoindront à SUD Aérien quand ils auront,
comme nous, perdu tout espoir de refaire de la CGT   le grand syndicat de défense des salariés qu’il a été.
Nous avons massivement rejoint SUD AERIEN car il représente désormais l’ultime rempart contre les attaques de la
direction.

Section Informatique Région parisienne : Denis Aïoun, Dominique Barbezat, Florence Chambon, Mathieu Santel-Leborgne, Alain
Stéphan

Section Siège et supports : Mireille Albert, Dominique Auffret, Gilles Certon, Laurence Labergère, Joël Vincent, Pascale Viscardi

Section Commercial international : Olivier Réal

Section Fret CDG : Régis Ruty

Section Le Bourget : François Foucaud, Philippe Marca,

Section Opérations aériennes : Pedro Rubio y Guerra

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