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RETRAITES : LE GRAND MENSONGE DU GOUVERNEMENT !

lundi 30 août 2010, par Bureau national .


Depuis des semaines, le gouvernement mène une campagne médiatique de masse pour accréditer et banaliser l’idée qu’une « réforme » sur les retraites est inévitable. Il s’appuie sur le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites ( COR ). En fait, il s’agit d’une « contre réforme » qui s’inscrit dans un plan de rigueur du gouvernement, en phase avec l’Union européenne et le Fonds Monétaire International ( FMI ).
Le projet de loi sur le retraites qui cumule l’allongement de la durée de cotisation, le recul de l’âge du droit de départ en retraite, le relèvement de l’âge de départ sans décote, pénalisera en priorité … les salariés les moins bien payés, les plus précarisés, notamment les femmes et les jeunes générations mais aussi celles et ceux qui travaillent depuis l’âge de 18 ans !

 Recul de l’âge de départ à la retraite à 62 ans :

Alors que la majorité des salariés n’a plus d’emploi à 59 ans ! Cela signifie 2 ans de plus au chômage pour ces salariés. Pour celles et ceux qui continueront à travailler, ce seront des emplois en moins pour les jeunes … qui resteront pour beaucoup encore plus longtemps au chômage !
Pour tous les salariés qui peuvent espérer partir en retraite avec toutes leurs annuités à 60 ans … ce sera de 4 mois à 2 ans de travail obligatoire en plus pour bénéficier de leur retraite à taux plein !

 Allongement de la durée de cotisations :

Rappelons que le projet prévoit un allongement de la durée de cotisations de + 4 mois par an pour celles et ceux qui sont nés après le 1er Juillet 1951 et reporte donc l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans pour 2018 … alors que la moyenne de salariés en France ne cotisent que 37,5 ans aujourd’hui ( qui était la règle avant les contre réformes Balladur de 1993 ) . Donc, les salariés qui ne pourront totaliser les années de travail nécessaire pour toucher une pension complète subiront une sérieuse entame sur leur - futur - pouvoir d’achat !

 Report de 2 ans de l’âge supprimant la décote :

Les salariés aux carrières incomplètes ( majoritairement des femmes ), c’est à dire ne cumulant pas tous leurs trimestres de cotisation subissent une décote si ils partent à 60 ans, c’est à dire qu’ils doivent attendre 65 ans pour avoir une pension complète ( la décote pouvant aller jusqu’à - 25 % de la pension ). Le projet prévoit d’imposer le report de l’âge annulant la décote à 67 ans !

 Carrières longues et pénibilité du travail :

Les salariés ayant commencé à travailler à 17 ans partiraient à 60 ans mais les mesures précédentes permettant les départs anticipés avant 60 ans sont bien sûr supprimées du projet.
Concernant les métiers pénibles, le dossier de presse du gouvernement précise, de façon totalement cynique : « les salariés doivent être physiquement usés au moment de leur départ à la retraite » … Il faudra donc avoir un pied dans la tombe ?
Il ne s’agit donc pas d’une reconnaissance des « métiers pénibles » mais du constat obligatoire par un médecin d’une incapacité physique d’au moins 20 % !

 Mensonges .. manipulation .. mensonges .. manipulation .. mensonges .. :

Le principal argument avancé par le gouvernement pour justifier sa contre réforme, c’est celui de la démographie : l’espérance de vie ayant augmenté de 6,3 ans depuis 1982. Selon le COR, le besoin de financement des retraites atteindrait 42,3 milliards d’€ en 2018. il serait donc inévitable de travailler plus longtemps et donc de cotiser plus longtemps pour ne pas faire peser les charges de cet endettement sur les futures générations ……….. !!

 … PAS D’ACCORD !

En effet, les caisses de retraite cumulent aujourd’hui 2 déficits, un artificiel et l’autre conjoncturel !

 Déficit artificiel :

les politiques sociales menées depuis des années créent ce déficit ! Ainsi, les employeurs tendent à remplacer les augmentations de salaire par la Participation et l’Intéressement …. exonérés de cotisations sociales, dont la retraite, soit 5 milliards d’€ en moins dans les caisses de l’assurance retraite.

Les stock-options généreusement attribuées aux plus hauts salaires du pays sont aussi exonérées de cotisations sociales, soit 3,3 milliards d’€ ( en 2007, suivant la Cour des Comptes ) en moins pour la Sécurité sociale.

Les exonérations systématiques dont bénéficient les employeurs depuis des années, sans aucun effet sur l’emploi, coûtent cher à la collectivité, soit 3 milliards d’€ … bilan : 10 Mds d’€ en moins dans les caisses chaque année !

 Déficit conjoncturel :

La crise économique a dégradé les comptes pour 2009 et 2010. Ainsi, 1% de la masse salariale en moins génère 650 millions d’€ en moins pour la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV). Le gouvernement utilise cette crise comme « effet d’aubaine » pour sa propagande !

 Contre le projet gouvernemental, d‘autres solutions sont possibles :

En effet, que est le constat : ces 25 dernières années de gestion libérale ont fait passer la part de la masse salariale de 76 % ( 1982 ) à 66 % de la richesse produite par le travail … Dans le même temps, les dividendes versés aux actionnaires sont passés dans le même temps … de 3,2 % à 8,5 % ! ( source fondation Copernic )

Ce que les rémunérations des salariés et leur protection sociale ont perdu, les profits l’ont récupéré … mais des profits pour certains !

En 1982, les recettes fiscales de l’Etat s’élevaient à 22,5 % du Produit Intérieur Brut ( ensemble des richesses produites ), puis 22,5 % en 1999 … et 15,1 % en 2009 ! Aujourd’hui le gouvernement Sarkozy a accéléré le processus avec ses cadeaux aux plus riches ( bouclier fiscal ) en baissant pour eux 3 impôts les plus « justes » ( progressifs suivant les revenus, contrairement à la TVA ). Ainsi, de 2000 à 2009, cette régression aboutit à un manque de 31 milliards d’€ dans les caisses de l’Etat ( source INSEE-revue alternatives économiques) …

Le VRAI projet du gouvernement et du MEDEF   est celui de diminuer le coût des pensions !

La seule solution, concrète, légitime, réalisable : redistribuer les richesses, augmenter le pouvoir d’achat des salariés, augmenter les cotisations sociales des employeurs, imposer une fiscalité qui impose les plus riches …

Imposons au gouvernement et aux financiers de plus piquer dans les caisses de solidarité : l’augmentation des cotisations permettra alors d’équilibrer les caisses de retraite, en maintenant le départ à 60 ans, le retour à 37,5 années de cotisations sans réduire les pensions, la reconnaissance des métiers pénibles !

  TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 7 SEPTEMBRE
(pour les décalés, de 22 H le 6 Sept. à 6 H le 8 Sept.)

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