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Stupeur et tremblements :
87 postes supprimés à la DGSI en 18 mois
Reniement à la parole donnée

lundi 21 juin 2010, par SUD Aérien Informatique .


 Une annonce en forme de trompe l’œil

A force de communiquer, la direction de la DGSI   nous entoure d’un nuage de fumée. Entre la combinaison des informatiques, le PDV et le plan industriel, les informations se multiplient mais perdent en lisibilité. Alors que la direction affirme en janvier 2010 que c’est le plan industriel qui fait foi, elle remet en cause unilatéralement son contenu lors d’une présentation « annexe » de la GPEC (accompagnement des mobilités via la formation) et notamment les projections d’emploi : pas moins de 87 postes (équivalent plein temps) sont supprimés entre octobre 2009 et avril 2011.

avril 2010 avril 2011
plan industriel (octobre 2009) 1550 1538
gpec (avril 2010) 1524 1451
différentiel -26 -87

 Des justifications vaseuses voire mensongères

A écouter le directeur, il ne s’agit que du PDV qui n’était pas pris en compte dans la présentation du plan industriel. Même dans ce cas, entre les 55 postes ciblés par le PDV et les 87 qui s’évanouissent, il y a quand même une sacrée différence !

Mais à cela il faut ajouter qu’une bonne partie des 55 postes supprimés par le PDV étaient bien intégrés au plan industriel, contrairement à ce qu’essaie de nous faire croire la direction. Ainsi, le projet TAF (27 suppressions de postes à la DGSI  ), et l’arrêt de la commercialisation (annoncée en août 2008). Reprenons également ce que disait le responsable RH, assumant alors la présidence du CE en décembre 2009 : « En réalité, aucune réorganisation ne découle du PDV. A l’inverse, les départs dans le cadre du PDV sont liées à 55 suppressions de postes qui s’expliquent par des projets déjà existants ».

La direction est prise en flagrant délit de mensonge : non, les baisses d’effectifs ne sont pas liées au PDV, oui c’est bien un nouveau coup de canif dans les effectifs internes de la DGSI  . Aujourd’hui, les chiffres annoncés ne sont que des hypothèses, plus question d’aucun engagement chiffré de quelque sorte, comme c’était notamment le cas lors du plan latitude.

 A qui profite le crime ?

  • A la sous-traitance : si les effectifs internes diminuent, l’activité prévue reste stable : indéniablement c’est la sous-traitance qui sera encore une fois le principal bénéficiaire, puisque si les effectifs AF diminuent, la charge de travail prévue reste au même niveau.
  • Aux éditeurs de logiciels et de solutions clés en main qui peuvent également se réjouir. Car c’est vers eux que va se tourner la DGSI  . Plutôt que de développer des outils internes avec du personnel Air France, maîtrisés et évolutifs, adaptés aux besoins des utilisateurs, la direction de la DGSI  , aux ordres de la direction générale, sacrifie au dogme de la baisse des effectifs au mépris d’une véritable efficacité économique.

Quant au social, ces directeurs qui gardent leurs privilèges et se font financer un régime de retraite confortable en ont une vision bien particulière : OK pour prendre des engagements sur les emplois quand tout va bien (même si cela est très insuffisant), par contre dès que le vent tourne plus question de se mouiller et de promettre le maintien du niveau des emplois sur les sites.

 Quelles solutions ?

Face à cette évolution, fatalisme et catastrophisme doivent être dépassés pour envisager un vrai avenir à l’informatique d’Air France. Dans cette situation, SUD AERIEN est force de proposition :

Embaucher massivement : le cynisme de nos dirigeants, qui voient nos collègues sous-traitants comme une assurance contre les risques, doit être dépassé. En dix ans, le taux de sous-traitance « officiel » (sans compter les externalisations totales comme le helpdesk) global de la DGSI   est passé de 16% en 2003 à 28% en 2010, et les projections (cible moyen terme) de la direction le maintient à 23% en 2012. Il suffirait d’embaucher 250 informaticiens pour revenir au niveau de 2003.

Or aujourd’hui, aussi bien dans nos murs qu’à la sortie des études, il existe un grand nombre de personnes qualifiées qui seraient prêtes à intégrer Air France. Ces embauches permettraient en outre de redonner à la pyramide des âges de la DGSI   une structure plus équilibrée. Si la direction persiste dans la voie actuelle, en 2015 la moitié des agents de la DGSI   aura dépassé la cinquantaine !

Innover : l’innovation est un autre ressort pour dynamiser la DGSI  . Sur ce sujet, de gros progrès sont à réaliser. En effet, l’innovation ne se décrètera pas en haut lieu. Ce sont bien les agents de la DGSI   qui en seront les moteurs principaux, et qui prouvent chaque jour leur savoir faire. Aujourd’hui malheureusement, on constate que la direction ne met pas suffisamment les moyens pour la formation et surtout elle bride les salariés par un management de plus en plus déresponsabilisant et infantilisant (uniformisation des tâches, perte d’autonomie, labyrinthe organisationnel).

Sans compter qu’aujourd’hui, des menaces commencent à peser sur l’agence DI.ID pourtant porteuse des innovations à DSA. Alors qu’il s’agirait de rendre cette entité encore plus performante, en rattrapant le retard pris dans certaines technologies (par exemple des développements pour ipod), la direction s’oriente vers un affaiblissement de l’agence.

Jackpot
Le salaire de M. Gourgeon notre PDG ne connait pas la crise. Plus de 50 000 euros d’augmentation par an sur son compte ! Le pauvre...il ne touchait que 850 000 euros. Encore un patron qui aime les chiffres ronds.
LA CRISE quelle belle expression ! Surtout pour les autres.
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