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Air Dom prête à décoller

dimanche 12 janvier 2003.

Air Dom lorgne sur les créneaux d’Air Lib : Si le gouvernement rejette demain le plan de sauvetage d’Air Lib, une nouvelle compagnie à bas coûts, Air Dom, prendrait bien la relève sur l’outre-mer. Avec le soutien de J.Chirac.

Le sort d’Air Lib est entre les mains du Premier Ministre. JP Raffarin planchait ce week end sur la dernière version du plan de sauvetage proposé par la Compagnie. Le gouvernement, qui donnera sa réponse demain, a reçu hier des précisions d’IMCA, qui promet d’apporter de l’argent frais pour sauver Air Lib sans s’engager clairement sur les montants. [...]

L’autre préoccupation de l’état concerne la desserte des Départements d’Outre Mer. Air Lib assure 25% du transport sur la Réunion et les Antilles, aux côtés d’Air France et Corsair. Ce dernier a d’ailleurs porté plainte contre Air Lib pour concurrence déloyale et ses billets à 99€.

La faillite de la Compagnie aggraverait la crise touristique aux Antilles. Mais cette fois le gouvernement dispose d’un atout jusque-là tenu secret. Une Compagnie propre à l’ooutre-mer se tient prête à prendre le relais. L’idée qui remonte à l’été dernier, émane de J.Chirac. Le Président, qui a promis la continuité territoriale pour les Dom (avec l’aide financière de l’état sur le modèle de la Corse), a discrètement demandé à des anciens d’Air France de monter un projet de toute pièce. Une équipe de sept personnes, proches de l’ancien PDG, Christian Blanc, a été constituée.

La nouvelle Compagnie serait baptisé "Air Dom". Il s’agirait selon le JDD, de desservir quotidiènnement la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et, quatre fois par semaine la Guyane. Le tout à partir d’Orly avec 5 ou 6 Airbus A-340-300 (350 sièges). La défiscalisation de ces appareils neufs permettrait d’économiser jusqu’à 38% du coût de l’avion.

Objectif : 890 000 passagers par an sur un marché de 3,5 millions pour un CA de 300M€. L’équilibre serait atteint avec un billet moyen à 500€ et à partir d’un taux de remplissage de 69%. De nombreuses activités seraient sous-traitées pour créer un modèle à bas coûts. Autre économie, les 500 salariés d’Air Dom n’auraient pas les mêmes avantages sociaux que chez Air France ou Air Lib. Ainsi les pilotes voleraient plus.

Mais les promoteurs posent plusieurs conditions : l’arrêt d’Air Lib, bien sûr, mais aussi la garantie par l’état de ne pas être attaqué sur ce marché des DOM. Air Dom craint en effet la concurrence de Compagnies régionales soutenues par les collectivités locales.

Air Dom n’a pas encore réuni les 50 Millions d’€ nécessaires à son décollage. La Caisse des dépôts a été sollicitée. Les investisseurs privés refusent de s’engager tant qu’Air Lib poursuit ses activités et que le gouvernement n’apporte pas son soutirn officièl au projet. En cas de feu vert, Air Dom estime pouvoir commencer ses vols au bout de cinq mois, c’est à dire pour l’été.


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