La compagnie britannique à bas prix easyJet a indiqué jeudi regretter le feu vert donné la veille par les autorités de régulation européennes au rachat de la compagnie néerlandaise KLM par Air France. "Ce feu vert de Bruxelles est une mauvaise nouvelle non seulement pour les consommateurs, mais pour le secteur aérien européen dans son ensemble", a indiqué Ray Webster, président directeur général de easyJet, dans un communiqué.
"Si les concentrations sont inévitables et souhaitables, elles ne doivent pas se faire au détriment des consommateurs. Or, dans ce cas, il a été clairement sacrifié", a-t-il ajouté.
Après l’aval du département américain de la Justice mercredi, la Commission européenne a autorisé l’opération, à condition d’une cession de 94 créneaux de décollage et d’atterrissage par jour.
EasyJet, qui assure être le deuxième aérien en France, a estimé que "les conditions posées par la Commission Européenne ne permettront pas d’assurer une réelle concurrence dans le ciel européen".
"Le nombre de créneaux horaires que devra abandonner l’ensemble Air France/KLM ne permettra à aucune des autres compagnies aériennes européennes de se positionner en tant que véritable concurrent de ce nouveau groupe", a précisé easyJet.
Selon le groupe, la concentration du secteur aérien européen est un processus "inéluctable", mais le rachat de KLM par Air France créera une situation de "monopole" défavorable au consommateur.