Le rapprochement entre les compagnies aériennes Air France et KLM a été retardé par des questions de dernière minute de l’Etat néerlandais inquiet des conséquences de l’alliance sur l’aéroport d’Amsterdam et sur l’économie, rapporte vendredi le quotidien néerlandais Telegraaf. "L’alliance entre KLM et Air France a trébuché sur la ligne d’arrivée en raison de réserves de dernière minute du gouvernement néerlandais", indique le journal.
L’Etat possède 14% du capital de KLM.
Selon le Telegraaf, le ministre néerlandais de l’Economie, Laurens Jan Brinkhorst, aurait notamment adressé une importante liste de questions à la direction de KLM "suite à une inquiétude de dernière minute". Ces inquiétudes concerneraient l’impact de l’alliance sur l’économie néerlandaise et sur la position de l’aéroport d’Amsterdam Schiphol. Interrogé par l’AFP, un porte-parole du ministère de l’Economie a indiqué que ce ministère ne s’occupait pas des négociations KLM-Air France. "Notre ministère ne se préoccupe que du maintien d’un bon climat économique aux Pays-Bas", a déclaré ce porte-parole Jan Diepen. Il a refusé de commenter les informations du Telegraaf.
Schiphol, quatrième aéroport européen, est un des piliers de l’économie des Pays-Bas avec plusieurs dizaines de milliers d’emplois induits. "Pour conserver leur position économique", les Pays-Bas doivent en principe s’assurer que Schiphol demeure "un aéroport national de haute qualité, fonctionnant comme base d’une compagnie suffisamment importante pour maintenir un réseau important avec les grandes régions économiques mondiales", précise une note officielle.
Un porte-parole du ministère des Transports a refusé de commenter les informations du Telegraaf. Evoquant cette note, il a seulement rappelé que l’Etat suivait le dossier KLM/Air France en raison de son statut d’actionnaire et de sa responsabilité pour Schiphol en tant que mainport (plate-forme de connexion).
KLM et Air France discutent de manière intensive d’un rapprochement et ont indiqué cette semaine être à un stade avancé.