Le secrétaire d’Etat français aux Transports Dominique Bussereau a annoncé mercredi devant l’assemblée nationale que l’Inspection générale de l’aviation civile avait été mandatée pour "faire le point", à la demande du Premier ministre, sur les pratiques des compagnies aériennes "low cost" (à bas coût). Le secrétaire d’Etat, qui répondait à une question au gouvernement sur certaines pratiques jugées anti-concurrentielles de compagnies low-cost, a estimé que "naturellement, il y a des pratiques qui peuvent être injustifiées ou injustifiables", comme la demande de subventions à des chambres de commerce.
M. Bussereau a cependant noté que "grâce aux compagnies low cost", des "petits aéroports de régions" pouvaient fonctionner, et que ces compagnies contribuent ainsi "au développement du tourisme dans l’arrière pays".
Il a souligné également que les compagnies low cost avaient permis "une démocratisation du transport aérien".
"Il y a des choses positives et des choses sur lesquelles nous sommes attentifs", a-t-il dit.
"Oui à la démocratisation, oui à l’aménagement du territoire, oui au transport aérien pour tous, mais dans le respect de la concurrence et des intérêts de notre pays", a déclaré M. Bussereau.
Fin mars, la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Tarbes (sud-ouest de la France) a indiqué avoir engagé des actions à Bruxelles et à Paris contre les subventions obtenues par Ryanair pour s’installer sur l’aéroport voisin de Pau, qui constituent selon elle une "concurrence déloyale".