Certes, l’entreprise avait retenu le mécanisme de la rémunération défendu par l’Intersyndicale mais en y appliquant des valeurs tout à fait inacceptables pour les PNC. L’Intersyndicale avait proposé un " Y " qui définit le montant de la Prime de Vol à 82 et qui se traduit par une augmentation de nos salaires entre 7 et 13%.
Mais la Direction veut fixer une valeur dégressive du Y de 88 à 86 sur 2 ans.
Cette valeur de Y=82 permet :
En proposant une valeur élevée du Y, la Direction choisit délibérément de vider notre projet de sa substance ! Si aujourd’hui SUD Aérien défend ce système de rémunération, c’est principalement pour compenser le manque à gagner dû au blocage des salaires depuis 14 ans (B-scale ... etc.) !
D’autre part, les PNC ont assez donné en matière de pénibilité et SUD Aérien n’acceptera jamais d’accroître les charges de travail en contrepartie d’une amélioration de la rémunération.
L’ensemble des syndicats a donc refusé en bloc les propositions de la Direction. L’Intersyndicale a renouvelé ses revendications sur la rémunération et sur les conditions d’utilisation.
Mais coup de théâtre :
La nouvelle Alliance (UNAC, UGICT, CFDT) propose de revenir au précédent projet proposé par la Direction dit « forfait amélioré ». La Direction s’y rallie dans la mesure où cela lui coûte moins cher (85M€ au lieu de 120 M€).
Mais soyez sûrs que les délégués SUD Aérien n’abandonneront jamais leur première exigence :
Là aussi nous avons réitéré nos principales revendications :
Adaptation du temps alterné au mois
Amélioration du volontariat escale
Double désideratas sur LC, repos et vol
Diminution de la densité pour les rotations multi tronçons (CC, MC et LC)
Réelle prise en compte du volontariat longue et courte rotation avec obligation de résultat
Passage de 36h à 48h de temps d’arrêt en escale pour les vols de plus de 10h ; passage de 48h à 72h de temps d’arrêt
en escale pour les vols de plus de 13H
Diminution et meilleur équilibrage des blocs Réserve et développement des Réserves domicile
Création d’une prime pour les journées de dispersion déclenchées
Réponse de la Direction :
« Non, non, non ! ou peut être..., si vous êtes conciliants sur la rémunération. »
Mais là aussi, pour SUD Aérien et l’Intersyndicale, il n’est pas question de « donnant/donnant » ! PAS D’ECHANGE DE PENIBILITE CONTRE DU SALAIRE ! Nous ne déshabillerons pas Paul pour habiller Jacques ! Nous ne laisserons personne sur le carreau, ni aujourd’hui, ni demain.
Les revendications lors de notre mobilisation ont été très claires et il n’est pas question de les oublier !
Le PNC est fatigué :
de ne pas être payé en fonction de la totalité de son temps de travail
des conditions de travail devenues insoutenables !
Mais la direction, elle, s’entête à vouloir nous faire travailler plus :
volontariat pour la suppression d’un OFF !
création d’une nouvelle procédure de contact : en réalité, une « laisse » électronique !
augmentation du délai d’attente, pour le donner à la main du CCO sur LC !
augmentation de la densité maxi pour certaines rotations LC de 6,50 à 6,90...
Nous planons dans l’irréel. AIR FRANCE veut faire du ciel le plus bel endroit de la terre ?
Pas pour tout le monde apparemment !
Pour SUD Aérien, les négociations doivent aboutir à un accord adopté par la majorité des syndicats et des PNC. Il y a donc urgence. La Direction a une obligation de résultat et doit garder en mémoire la révolte d’octobre qui recommencera si la justice sociale n’est pas au rendez-vous !