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Actualités SUD Aérien
 

PEUT-ON LAISSER REDUIRE EN MIETTES
LE CODE DU TRAVAIL SANS REAGIR ?

TOUS ET TOUTES EN GREVE ET DANS LA RUE LE 7 FÉVRIER
Depuis l’été 2005, c’est un véritable travail de sape du Code du Travail qui a été entrepris par le Gouvernement Villepin, avec une surenchère du Medef et les encouragements de la très libérale Commission Européenne. Et la cour de Cassation le traduit dans sa jurisprudence très libérale. Ce gouvernement qui prétend « réhabiliter la valeur travail » ne cesse de s’attaquer aux salariés et instaure l’insécurité sociale comme fondement de la société sous prétexte de pragmatisme.

Déréglementation du droit du travail étape par étape

  1. précarité pour les jeunes

    4 Aout 2005,
    Instauration par ordonnance du Contrat nouvelle embauche (CNE) dans les entreprises de moins de 20 salariés ;

    31 Janvier -> 8 février. 2006
    Procédure d’urgence au Parlement pour faire passer le Contrat première embauche (CPE) ; il s’étend à toutes les entreprises pour les jeunes de moins de 26 ans. Ce projet de loi ouvre aussi l’apprentissage à partir de 14 ans.
  2. licenciements boursiers autorisés

    11 janvier 2006,<br/> un arrêt de la Cour de Cassation ouvre la porte aux « licenciements boursiers » en autorisant des licenciements économiques en l’absence de difficultés économiques !

  3. dumping social en Europe

    14 février 2006
    Vote au Parlement européen sur la directive Bolkestein instaurant un véritable dumping social et fiscal entre salariés européens : dégradation des conditions de vie et de travail, réduction des budgets publics et donc du financement des activités d’intérêt général (environnement, éducation, culture...) et de la protection sociale...

  4. au moins 2 ans de précarité pour tous

    Avant juin 2006, le Premier Ministre De Villepin veut faire passer un nouveau contrat unique, concernant cette fois tous les salariés et cassant le CDI.
  5. allongement de la durée du travail

Et le Medef n’est pas en reste, il veut s’attaquer à la durée du travail en commençant par allonger la durée maximum du travail. C’est l’amorce de la remise en cause des 35 H et de la RTT.

L’objectif est clair : détricoter, petit à petit, toutes les garanties que les salariés avaient réussi à faire inscrire dans le code du travail.

LE CPE NE REDUIT PAS LE CHOMAGE,
IL CASSE LES DROITS DES SALARIES

Le CPE, comme le CNE, c’est donner aux patrons un permis de licencier, sans aucun motif, pendant deux ans. Ces deux types de contrats mettent fin à l’obligation pour un employeur de motiver tout licenciement. Cette mesure discriminatoire envers les jeunes, qui n’aura aucun effet sur l’emploi, est un nouveau coup porté au Contrat à durée indéterminé (CDI) dont le gouvernement a annoncé par ailleurs la « réforme globale ».

  • situation de vulnérabilité complète vis-à-vis de l’employeur

Pour les moins de 26 ans maintenant et pour tous les salariés à l’été 2006 , la « période d’essai » de deux ans, pendant lesquelles le patron peut à tout moment de séparer du salarié, sans aucune contrainte, soumet le salarié à une situation de vulnérabilité complète vis-à-vis de son employeur. Qui prendra le risque de demander le respect de ses droits pour des congés, des heures supplémentaires, alors que d’un geste le patron pourra mettre le salarié à la porte ? Qui obtiendra un crédit, un logement ?

  • CDD senior

Plus de précarité pour les jeunes, et moins de stabilité pour les salariés âgés, telle est l’orientation du gouvernement. Ce projet de CDD senior videra, de fait, le CDD de son contenu. Il vise à retarder l’âge de départ à la retraite, notamment en allégeant les conditions du cumul emploi-retraite, alors même que toutes les études indiquent une détérioration importante des conditions de travail qui touchent en particulier les travailleurs âgés. C’était dans les projets du Gouvernement annoncés à la rentrée 2005.

  • stages en entreprises : réforme en trompe l’œil.

La réforme des stages en entreprises annoncée est largement en trompe l’oeil. Une simple charte à caractère non contraignant sera proposée aux entreprises. Les entreprises seront certes obligées de rémunérer les stages de plus de trois mois, mais aucun montant minimum de rémunération n’est fixé.

  • Cette politique, au service du patronat, vient d’être confortée par une décision de la Cour de cassation.

En contradiction avec toute sa jurisprudence antérieure, elle vient d’autoriser les licenciements pour prévenir des difficultés économiques à venir sans être subordonnés à des difficultés économiques à la date du licenciement. Au lieu d’être le dernier recours pour les entreprises en difficulté, l’arrêt de la Cour de cassation va permettre des licenciements préventifs pour les entreprises faisant des profits. Les licenciements boursiers sont légalisés.

  • Directive « Bolkestein »

Le projet de « directive sur les services dans le marché intérieur » doit être débattu en première lecture au Parlement européen le mardi 14 février à Strasbourg. Ce texte est une incitation à la concurrence entre les Etats et les peuples. Il organise le dumping social, une moindre protection des consommateurs, une remise en cause de la culture, un abaissement des normes environnementales et de santé publique.

Le gouvernement profite de la mollesse des réactions syndicales après le CNE pour avancer à la hussarde et casser le droit à un emploi stable.

Ne le laissons pas faire :

RETRAIT DU CPE - ABROGATION DU CNE

SUD AÉRIEN appelle l’ensemble des salariés à un arrêt de travail de 3h30 (à partir de 10 h 30) ou 24 h. et à participer à la manifestation

(rendez-vous à TOULOUSE à 11 H au bas des allées Jean Jaurès)