L’objectif de la direction générale de réduire les coûts des loyers va faire des dégâts !
Ce qui n’était encore qu’une rumeur devient aujourd’hui une certitude : le grand chambardement va commencer et il va toucher de très nombreux sites : le Siège de Paray, Vilgénis, le bâtiment 75, le HN6, le bâtiment 80, la DO de Roissy, rien que ça !
Tout est conditionné au déménagement des salariés de la DO de Roissy (PN et PS) dans la future Cité PN. La libération des 33.000m2 de ce bâtiment va déclencher une vague de déménagements donc de mobilités professionnelles.
Ainsi, fin 2008 :
Gain de l’opération pour la direction : suppression des loyers du HN6, du bâtiment 80 et d’une partie de Vilgénis
AIR’ALGECOS
350 modules Algécos entassés les uns sur les autres sur le parking entre le bât.75 et le HN6.
Qui seront les heureux occupants fin 2006 ? Les personnels des 3ème et 4ème étages du bât.75 et ceux du bât.central. La direction a beau s’escrimer à nous dire que ce seront des Algécos de luxe, on a du mal à accepter cette solution- même transitoire- en ce début de XXIème siècle.
Et le personnel se gare où ? Au parking « visiteurs » ! Ne nous posez pas la question de sa capacité, on se la pose nous-mêmes et nous n’avons pas la réponse.
Et les visiteurs, ils vont où ? Sur le parking de la gare RER où Air France va louer des surfaces.
Du droit du plus fort ! Un patron a donc, légalement, toute possibilité de délocaliser une activité, à 10 ou 100 kms, en province ou à l’étranger et d’exiger que les personnels suivent. Les infos des médias se font quotidiennement l’écho de ces délocs sauvages.
Le contrat de travail, même s’il indique le lieu de travail précis, n’est pas plus protecteur. Précisons quand même que, jusqu’à aujourd’hui, Air France n’a jamais procédé à des délocalisations forcées.
Nous avons l’expérience de plusieurs transferts d’activité de Paray à Roissy ou à Montreuil pour lesquelles les agents ont eu la possibilité de rester sur le site mais ont été obligés de changer de métier.
Il va falloir œuvrer pour qu’Air France maintienne cette mobilité sur la base du volontariat.
L’idéal serait qu’AF renonce à ces délocalisations qui, rappelons-le, ne sont pas essentielles à la survie de la compagnie mais juste réalisées pour récupérer quelques loyers.
Cela va nécessiter une cohésion et une ténacité de toutes et tous. Mais c’est faisable.
Sinon, nous allons avoir à traiter de deux situations : celle des personnels qui accepteront d’être délocalisés et celle des personnels qui ne voudront pas suivre l’activité et qui devront donc se réorienter.
Dans un 1er temps, SUD Aérien va proposer aux autres syndicats de créer une commission « DELOCALISATIONS » inter-CE (Direction Industrielle, Direction Systèmes Informatiques, SIEGE) pour obtenir la même information et créer les conditions d’un regroupement de l’ensemble des salariés concernés.