La direction tente encore de nous baratiner pour « vendre » ses propositions d’augmentation des rémunérations pour 2005, avec l’aide de deux organisations syndicales « zélées », qui ont signé l’accord salarial !
Non, ces propositions ne permettant pas d’inverser la tendance à la perte du pouvoir d’achat subie par une majorité de salariés d‘Air France, notamment les milliers de jeunes embauchés ces dernières années en catégories non cadres, qui devront attendre au moins 15/20 ans avant de pouvoir prétendre à un salaire décent ... et encore, s’il n’y a pas de blocage dans l’évolution de carrière !
Rappelons encore une fois que les + 1.6 % en moyenne d’augmentation des rémunérations « accordées » par la direction ne correspondent pas à l’augmentation réelle du coût de la vie, l’indice INSEE pris comme référence par les employeurs étant systématiquement sous-évalué !
Rappelons encore une fois le blocage des salaires des agents d’AF entre 1992 et 1997, ayant généré une perte de 6 % de pouvoir d’achat ... jamais compensée depuis !
Rappelons encore une fois l’augmentation de +12.5 % du prix de 50 produits de grande consommation depuis le passage à l’Euro en 2000 ( d’après la revue Que Choisir ).
La direction a joué à un drôle de jeu en disant aux syndicats : si l’accord est dénoncé par des syndicats, on reviendra à la proposition initiale, moins intéressante que la première !
La CFDT et le SNMSAC ont vanté la version 2 de l’accord et le grand danger de revenir à la version 1 ! C’est vraiment ridicule !
Le premier accord, comme le second, prévoyait 1.6% d’augmentation. La seule différence est le partage entre l’augmentation de la PUA et celle de la valeur du point.
| Augmentation de la valeur du point : | 1er accord : | 1.2% | 2ème accord : | 1% |
| Augmentation de la PUA : | 1er accord : | 130€ | 2ème accord : | 200€ |
| Intégration de la PUA : | 1er accord : | 23€/mois | 2ème accord : | 38.5€/mois |
Pratiquement aucune différence dans le porte-monnaie, notamment en ce qui concerne le taux horaire de base pour le calcul des majorations. La législation du travail permet aux syndicats de dénoncer un accord minoritaire - c’est le cas - et la direction a voulu éviter de se voir contester son « accord », signé par la CFDT et le SMNSAC ... rejoints par l’UNAC et le SNPNC et la CFTC.
Nous étions sur une dynamique intersyndicale pour dénoncer cet accord, ce qui était possible puisque SUD, CGT, FO et UNSA « pèsent » 52,94% chez le personnel au sol et le PNC. Malheureusement, certains se sont « déballonnés » au dernier moment ... tant pis !
A SUD Aérien, on dit ce qu’on fait ... et on fait ce qu’on dit !
Suite à l’appel à la grève, ce mercredi 18 mai, la direction a convoqué les syndicats appelant au conflit (SUD, CGT, FO, UNSA, CFTC) et a fait de nouvelles propositions :
Manifestement, la direction considère comme nécessaire de faire un « geste » sur les salaires ( c‘est la CFDT et le SNMSAC qui ont l’air fin ! ) ... mais le compte n’y est toujours pas !
SUD Aérien demande la réouverture de négociations sur les rémunérations, avec des propositions un peu plus audacieuses de la part de la direction.
En effet, nous rappelons également que les résultats de l’entreprise lui permettent de mettre en oeuvre une autre politique salariale, par des augmentations uniformes pour que les agents puissent récupérer progressivement leur pouvoir d’achat et aux plus basses rémunérations, notamment les plus jeunes d’entre nous, de voir progresser leur pouvoir d’achat :
Dans l’immédiat, SUD Aérien revendique une première étape vers cette justice sociale, en plus des nouvelles propositions de la direction :
Sur cette base parfaitement crédible, nous estimons qu’une vraie négociation sur les rémunérations est possible. Pour influer sur les choix de la direction, à partir de l’appel CGT - UGICT/CGT - CFTC - UNSA - FO - SUD Aérien, nous appelons l’ensemble des personnels à l’action le :
Cet appel couvre les vacations allant du dimanche 22 mai à 22h au mardi 24 mai à 7h