La présentation du projet latitude fin Octobre a soulevé de nombreuses questions et inquiétudes sur les différents sites DGSI :
Dès le CE du 20 Octobre et lors de la présentation aux salariés le 21, SUD Aérien a fait part à la Direction de son analyse.
La non-décision sur le DCS est révélatrice de la volonté de gagner du temps avant d’annoncer l’externalisation du DCS/Inventaire vers Amadeus. Pour SUD Aérien, le développement en interne par les salariés AF/KLM du futur DCS ainsi que la réintégration des autres applis externalisées aujourd’hui est bien un des points essentiels à défendre tous ensemble, tous syndicats et tous sites confondus. C’est du travail en interne en plus et donc des emplois et un peu plus de souplesse pour mieux répartir les activités sur les différents sites. Par contre, laisser passer l’externalisation du DCS, ce serait le début d’une externalisation rampante de DSA vers Amadeus Services.
Comment bâtir une intersyndicale sans ostracisme ? Cette approche n’est pas la voie suivie par certains syndicats de la DGSI. SUD Aérien, 2ème syndicat de la DGSI, n’a pas été contacté par les syndicats confédérés pour être associé à leur plate-forme intersyndicale. Nous ne comprenons pas cet ostracisme. C’est pratiquer la division syndicale mais dans quel but ?
Nous sommes également surpris que cette motion ne mette pas en priorité le maintien des effectifs et le développement en interne du DCS AF/KLM. C’est pourtant les conditions indispensables à satisfaire pour la garantie d’un emploi pérenne et jugé intéressant par le salarié, à l’informatique AF sur le site choisi par le salarié.
Ces dernières semaines, les interrogations et revendications des salariés des différents sites ont fait l’objet de lettres syndicales, de motion intersyndicale ou... de conciliabules. Un appel à la grève a aussi été lancé à Vilgénis.
SUD Aérien, avec un autre syndicat, a soulevé par écrit les incohérences entre le discours de la direction et la réalité en précisant le contenu des découpages d’un domaine selon la cartographie officielle de la DGSI et en rappelant les revendications des salariés pour des postes intéressants. Un syndicat nous le reproche alors qu’il le pratique officieusement. L’hypocrisie ça suffit ! C’est ce qui ravive la guerre entre sites.
Sud Aérien juge normal que les délégués des différents sites soumettent les inquiétudes et questions des salariés à la Direction. Aux syndicats de se regrouper en intersyndicale pour affronter collectivement la Direction et obtenir les réponses permettant de garantir à tous les salariés un emploi intéressant et pérenne dans la région de son choix. Sud Aérien réclame à corps et à cris la mise en place d’un réel dialogue entre la direction et l’intersyndicale. Nous avions déjà écrit sur ce point aux différents syndicats de la DGSI le 17 mai sans aucune réponse depuis !
Notre organisation syndicale SUD Aérien souhaite participer avec les autres syndicats aux négociations sur le projet Latitude. Nous l’avons écrit le 12 nov. à M. Odier, Directeur DGSI, en rappelant nos revendications pour l’ensemble des salariés de la DGSI :
Pour réussir à avancer, il est essentiel de rester groupés face au projet LATITUDE et à la Fusion AF-KLM et aux menaces d’externalisation qui suivraient le départ du DCS à Amadeus.
Aujourd’hui, notre vision : Développer Durablement le Dialogue (vision 3D) se situe sur la durée.
Nous refusons de nous précipiter pour construire à la va-vite des solutions et déposer sans mobilisation préalable ni objectifs clairs un « préavis de préavis » de grève comme ce fut le cas mardi 9 nov, 15 mn avant le CE extraordinaire, sans débat intersyndical préalable.
Nous avons l’habitude de ce type de comportement très va-t’en guerre de certains syndicats qui ensuite très vite redeviennent beaucoup moins revendicatifs. Le dernier exemple a eu lieu en octobre lors des négociations de la future convention AF sur les facilités de transport : les syndicats les plus revendicatifs le lundi sont devenus les plus conciliants le vendredi et la Direction n’avait pas bougé d’un iota !
Sud Aérien ne prétend pas dominer le monde mais revendique une cohérence forte de la parole portée et des actes. C’est un point que l’on nous reconnaît : la constance dans nos positions et revendications.