Le Conseil des prud’hommes est une juridiction
Paritaire ( Il y a autant de conseillers salarié(e)s que de conseillers employeurs)
et
Élective (les conseillers sont élus par les employeurs et les salarié(e)s pour une durée de 5 ans).
pour tout conflit entre un(e) salarié(e) du secteur privé et son employeur à propos du contrat de travail.
le conseil des prud’hommes n’est donc compétent que pour les litiges individuels, mais un conflit individuel peut avoir un intérêt collectif : par exemple, un(e) salarié peut réclamer le paiement de sommes dues en vertu d’un usage, bien que l’usage concerne la collectivité des salarié(e)s.
Il vaut mieux aller demander conseils auprès des délégué(e)s du personnel ou syndicaux, et de l’inspection du travail avant de faire cette démarche.
[Comment ?
Il faut s’adresser au secrétariat du conseil des prud’hommes du lieu de travail :
En se rendant sur place.
Par lettre recommandée avec avis de réception.
On indique son nom et prénoms, profession et adresse, ceux de l’adversaire et les motifs de la demande.
la procédure est donc différente du droit commun qui prévoit que le Tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le domicile du défendeur.
La procédure jusqu’au jugement.
Il est préférable de se faire assister par un(e) délégué(e) syndical et/ou un(e) avocat(e).
Si la personne qui assiste le/la salarié(e) est un(e) représentant(e) du personnel, il/elle ne peut pas utiliser son crédit d’heures de délégation car c’est en tant que salarié(e) qu’il/elle vient l’aider.
En cas d’empêchement légitime ( maladie...), la partie peut se faire représentée par la personne qui l’assiste. Il faut alors rédiger un pouvoir sur papier libre (inutile pour l’avocat(e)).
Pendant la séance, les deux parties sont invitées à s’expliquer oralement. On peut préparer des notes écrites.
En cas d’accord, un procès verbal est dressé.
En cas de désaccord, l’affaire peut être envoyée directement devant le bureau de jugement ou confiée aux conseillers rapporteurs qui sont chargés de constituer un dossier pour l’étape du jugement, s’il y a lieu..
En cas d’absence sans motif :
La formation en référé réunit deux conseillé(e)s - un employeur et un(e) salarié(e)- et les deux parties.
L’ordonnance rendue n’est que provisoire : elle suspend les décisions prises par l’employeur, elle ne les annule pas.
C’est le bureau de jugement qui statue par la suite.
Si les 2 conseiller(e)s sont d’un avis opposé, l’affaire est renvoyée devant le juge départiteur
L’appel.
En principe, il n’est possible que pour des sommes supérieures à 23 500 F (au 01/01/01) Il est porté devant la chambre sociales de la Cour d’appel du ressort territorial du Conseil.
Pour des sommes inférieures à 23 500 F, l’appel n’est possible que dans un seul cas : On peut faire appel seulement si la citation à comparaître n’a pas été délivrée personnellement, ou s’il s’agit de documents obligatoires que doit remettre l’employeur ( certificat de travail, bulletin de paie,...).
Elle a pour but de demander au Conseil de rétracter son jugement et donc de rejuger l’affaire.
Elle est portée directement devant le bureau du jugement.
L’opposition est possible si le jugement est rendu par défaut ( vous avez été absent lors du procès et disposez d’une excuse valable) ou si vous ne pouvez pas faire appel.
Il n’est possible qu’après l’appel, ou quand l’appel n’est pas possible, mais seulement si le tribunal s’est révélé incompétent ou si la loi n’a pas été respectée. Il ne pourra être introduit que dans les cas suivants :
incompétence,
violation de la loi,
excès de pouvoir,
vice de forme.
A la différence de l’appel ou de l’opposition, qui permettent de rejuger l’affaire, la Cour de cassation n’examine que la conformité aux règles de droit de la décision et non l’affaire elle même.
Attention : si l’appel est jugé abusif, on paye une amende de 15 à 15000 € !