En effet, Vivendi a encore de bonnes raisons d’espérer : tant que le SMTC maintiendra sa position de confier la gestion des transports urbains à une entreprise privée (c’est çà la « délégation de Service Public »), cette entreprise ne peut être légalement que Vivendi. Celle-ci a en effet été reconnue « mieux-disante » à l’issue d’un appel d’offre réglementaire, qu’il ne peut être question de recommencer.
Ceci veut-il dire qu’à terme, on ne peut empêcher l’attribution de cette délégation de service public à Vivendi ? Non : il y a un moyen de sortir du piège qui nous condamne à Vivendi : il suffit que le SMTC décide par un vote d’assurer directement, sous la forme d’une régie publique, le Service public d’exploitation des transports urbains de l’agglomération toulousaine, renonçant ainsi à confier cette tâche à une société privée.
Parce qu’à Toulouse, Vivendi a déjà fait main basse sur l’eau, le traitement des déchets, des parkings, des cliniques et maisons de retraites. Bientôt, si rien ne l’arrête, elle fera main basse sur les transports en commun alors pourquoi pas aussi sur le Capitole ? « Bienvenue à Vivendi-city » !
Nous ne voulons pas que le fonctionnement de notre ville, et en particulier celui des transports urbains, qui en sont une pièce maîtresse nous échappe complètement. Nous ne voulons pas que la direction inaccessible et intouchable d’une société anonyme par actions dont les vrais dirigeants et propriétaires sont inconnus et peuvent d’ailleurs changer tous les mois , dans le secret, exploite les usagers des services publics, les contribuables et les salariés pour assurer ses profits. Nous ne souhaitons pas que notre argent serve à rémunérer plus que royalement, les actionnaires, le PDG et les cadres dirigeants de Vivendi comme de toute autre entreprise privée.
Non, nous ne voulons pas qu’un Vivendi ou un de ses confrères viennent profiter, pour faire ses bénéfices, d’infrastructures comme le métro ligne B, l’extension de la ligne A et la ligne C, qui coûtent un effort de plus de 1,2 milliards d’euros de la part de la collectivité.
L’alternative, c’est une régie publique des transports urbains ; c’est à dire une entreprise dirigée par les représentants d’une collectivité publique (sa direction est un conseil d’élus locaux) dont le but n’est pas la recherche du profit contrairement à celui d’une entreprise privée. C’est possible ! çà marche à Paris, à Marseille, pourquoi pas à Toulouse ? Une régie publique gère d’une façon transparente : ses livres de comptes sont ouverts aux citoyens sans trucage. Une régie publique n’a pas à exploiter le personnel : elle doit assurer des conditions satisfaisantes de rémunérations et de travail à ses salariés, compatibles avec un service de qualité pour le public. En particulier, les salariés de la future régie doivent pouvoir conserver impérativement la convention collective des Transports urbains qui est la leur actuellement dans le cadre de la Semvat. La future régie doit reprendre également le transport interurbain (géré jusqu’alors par le conseil général) alors que la proposition de Vivendi l’exclut et menace donc l’emploi des 85 personnes qui y sont affectées.
Une régie publique est moins chère qu’un concessionnaire privé : ce dernier doit dégager des profits pour ses actionnaires, la première non. Sur ces profits l’entreprise privée doit payer l’impôt sur les sociétés, la régie n’en paye pas sur ses excédents possibles qui ne servent alors qu’à rétribuer l’investissement public.
Pour ces raisons , le Collectif pour le service public des transports urbains vous propose de signer la pétition : « Pour une régie publique des transports urbains »
Le "Collectif pour la gestion publique des transports de l’agglomération toulousaine sous forme d’une régie directe" est composé des associations et organisations suivantes :
ABAVE - ADECR31 (Association des élus communistes et républicains) - Association Vélo - ATTAC Toulouse - EAU SECOURS 31 - FCPE 31 - FSU - Les Amis de la Terre - LCR - Motivés - PCF 31 - Parti Occitan - US Solidaires G10 - Verts.