Plus globalement cet échec marque le refus des pays du Sud de se soumettre aux diktats des Etats-Unis et de l’Union européenne. Le "cycle du développement", lancé à Doha il y a deux ans lors de la précédente conférence ministérielle, s’est révélé n’être qu’une illusion. Cet échec est donc le signe d’une crise profonde de l’OMC. Il doit permettre maintenant qu’un véritable débat public s’instaure sur les finalités de cette organisation et sur la nature de la régulation du commerce mondial à mettre en oeuvre.
Pour l’Union syndicale G10 Solidaires, c’est au dogme du libre-échange qu’il faut s’attaquer. Il faut imposer maintenant une nouvelle hiérarchie des normes internationales qui fasse que la souveraineté alimentaire, les normes environnementales, les droits politiques, économiques et sociaux des êtres humains l’emportent sur le droit du commerce et la loi du profit.