Derrière les mots, la politique de régression sociale continue : Si le chef du gouvernement a annoncé le report pour un changement du statut d’EDF-GDF, la privatisation et le dépeçage du service public continue :
Privatisation de France Telecom
Fusion d’Eulia et d’Ixis
Abandon de mission de service public comme le contrôle technique des poids lourds (la sécurité routière étant pourtant considérée comme une priorité)
Dans l’Education Nationale, rien n’est réglé et les projets de décentralisation des personnels TOS et le non-remplacement de surveillants et de professeurs laisse présager une rentrée difficile.
Le conflit des intermittents est loin d’être réglé et la culture reste largement menacée.
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Le chef du gouvernement déclare attendre l’an prochain pour « adapter » notre système de santé. Il est évident que les mouvements sociaux et le refus majoritaire dans ce pays de brader notre système de protection sociale peuvent inquiéter un gouvernement qui voit s’approcher des échéances électorales.
Cela ne l’empêche pas de commencer petit à petit son oeuvre de démantèlement de notre système de soins : (pour exemple la politique menée sur le déremboursement de médicaments). Le Premier ministre appelle au dialogue social. Sur ce dossier, il sera jugé. Car pour l’instant, les projets patronaux et gouvernementaux laissent présager un projet qui aura des conséquences sociales encore plus destructrices que la loi sur les retraites.
Les prévisions de budget 2004 ne peuvent qu’accentuer les inquiétudes. Suite aux conflits sociaux, le gouvernement fait quelques gestes largement insuffisants envers la recherche, la culture et l’éducation. Mais sa politique de baisse de l’impôt sur le revenu qui profite aux plus aisés et de baisses des charges sociales (alors même qu’aucun lien n’a pu être fait en termes de conséquences bénéfiques pour l’emploi), l’oblige à réduire drastiquement les budgets d’autres ministères ce qui aura des conséquences lourdes en termes d’emplois publics et de fonctionnement des services publics.
Cette politique entraîne une frénésie de recherche d’argent ce qui explique en partie certaines privatisations et la baisse de la rémunération du livret A.
Encore une fois, on privilégie les plus aisés et on ponctionne les plus pauvres.
Le grand projet de décentralisation du premier Ministre laisse craindre d’autres reculs sociaux.
Vendu sous la marque « démocratie », les citoyens risquent de le découvrir sous l’étiquette « inégalités » M. Raffarin peut bien essayer de récupérer son masque de « bonhomme tranquille », son vrai visage de prédateur libéral est maintenant connu.
L’Union Syndicale G10 Solidaires appelle tous les salariés à se montrer vigilants et à rester mobilisés face aux entreprises de démolitions sociales préparées par le MEDEF et le gouvernement.