menucool petit Affichage
Actualité des sections Toulouse Blagnac
 
ASSISTANCE DE REGIONAL (100% Air France) :

NON AU CHANTAGE : PROMOTION CONTRE EXCLUSION !

La direction d’Air France pratique un chantage honteux à l’escale de Toulouse : création de 12 postes en catégorie B mais transfert d’une partie d’activité piste à la sous-traitance ( Midi-piste appartenant à Vivendi) en échange de l’assistance de Régional CAE, filiale 100% Air France.

La direction d’Air France, administrateur à 100 % de Régional tire toutes les ficelles et impose ses contraintes :

à sa filiale Régional CAE qui doit améliorer ses comptes de donc chercher les contrats d’assistance les moins chers.

aux chefs d’escale qui veulent assister Régional CAE en leur refusant toutes création de postes pour cette nouvelle activité.

Les hiérarchies des escales prennent prétextes de ces contraintes pour redéployer les effectifs et passer les postes les moins qualifiés à la sous-traitance. Elles créent quelques postes pour permettre la promotion de certains salariés des services concernés (12 à l’escale de Toulouse). Comme beaucoup de salariés postulent pour gagner plus, la direction s’achète à bon compte une paix sociale tant que la liste des promus n’est pas annoncée. Mais la rancoeur n’en sera que plus forte après pour les malchanceux.

C’est ainsi qu’Air France, en plein accord avec le Ministre des Transports et le Ministre de l’Economie et des Finances qui représentent l’Etat au Conseil d’Administration d’Air France, applique la politique du Baron Seillère, président du Medef qui estime les emplois non qualifiés trop payés en France.

AIR FRANCE, avec la complicité du gouvernement, transfère à la sous-traitance les emplois les moins qualifiés et baisse ainsi leur rémunération et dégrade leurs conditions de travail.

Air France passe en force sans respecter les institutions représentatives du personnel, sans informer correctement le CE, en dissimulant aux élus l’ampleur de la sous-traitance. Le CE de Toulouse a refusé de votre et assigne Air France pour entrave.

Air France a délibérément décider d’exclure ces emplois du périmètre du Statut AF. Ce sont les mêmes personnes messieurs Gayssot, Fabius, Spinetta et Gourgeon qui décident de baisser les coûts de l’assistance, et de ne pas embaucher au statut AF pour les métiers les moins qualifiés en escale comme dans d’autres métiers d’ailleurs. Ils ont décidé de réduire les rémunérations et dégrader les conditions de travail des emplois les moins qualifiés en escale en les transférant à la sous-traitance. En même temps, les patrons de la sous-traitance remettent en cause la convention collective région parisienne dite SOMERA qui est la moins mauvaise actuellement. C’est une attaque en règle pour creuser encore plus les inégalités sociales et exclure de plus en plus de salariés d’un statut jugé trop favorable par nos ministres et patrons. (GIF) Et c’est un choix délibéré de baisser le coût salarial des emplois les moins qualifiés tout en augmentant de 19 % le montant global des 10 plus hauts salaires PS entre 1998 et 2000 comme en accordant 4% d’augmentation de salaire aux PNT fin 2001.

Le gouvernement a toutes les cartes pour garantir les rémunérations et conditions de travail de ces postes :

Il est l’actionnaire majoritaire d’Air France ;

AF maîtrise environ les 2/3 du marché national, la compagnie peut demander à ses sociétés sous-traitantes de négocier une convention collective nationale d’assistance aéroportuaire proche des conditions de rémunération et de travail d’AF.

l’assistance aéroportuaire pourrait servir d’exemple puisqu’il n’est pas possible de délocaliser le traitement d’un avion posé sur un aéroport français. Et la saturation des autres aéroports européens et un potentiel de développement des capacités aéroportuaire plus favorable laissent à la France une possibilité d’améliorer les conditions sociales du personnel au sol.

Une convention collective nationale plus favorable pour l’assistance aéroportuaire s’imposerait à toutes les compagnies y compris aux "low cost" les compagnies dites à bas coût comme Easy Jet, Buz, Ryannair, Go, etc...

Le gouvernement et Air France se retranchent derrière les thèses libérales du MEDEF et la concurrence qu’ils ont eux-mêmes mis en place dans le transport aérien.

Mais un autre monde est possible

D’ailleurs selon l’attitude des syndicats dans les différentes escales et CE, le niveau de sous-traitance varie : à Toulouse ce n’est qu’une part de l’activité d’assistance alors qu’à Lyon et Strasbourg, c’est toute l’assistance piste de régionale qui est sous-traitée.

SUD Aérien demande toute l’assistance de Régional CAE par des salariés Air France