
Alors que l’ensemble du secteur culturel est déjà fragilisé et remis en cause par les politiques marchandes et libérales menées par les institutions internationales, le gouvernement et le patronat, il convient plus que jamais de réaffirmer qu’une culture indépendante, diversifiée et ouverte constitue un élément essentiel de la société - tant la culture contribue au développement du lien social, à l’apprentissage de la liberté, au respect des diversités...
Loin d’être un privilège, le régime spécifique des intermittents est un élément de solidarité interprofessionnelle fondamental pour la création, la production et la diffusion artistique et culturelle dans notre pays.
Si ce régime a effectivement besoin d’être réformé et amélioré, le projet actuellement proposé est inacceptable.
La réforme proposée revient à nier les spécificités mêmes des métiers concernés ; elle implique la mort de centaines de compagnies et de productions (souvent les plus innovantes) à travers le territoire ; elle fait voler en éclats l’architecture et la diversité du paysage culturel français ; et surtout elle signifie la disparition de plus d’un tiers de ces professionnels de la culture !
Comme dans bien d’autres domaines (retraite, protection sociale...), cette réforme - loin de s’attaquer aux dérives et aux abus patronaux observés dans le secteur culturel (notamment dans celui de l’audiovisuel - qu’il soit privé ou public) - entend faire porter l’ensemble des sacrifices sur les seuls salariés.
Ce projet s’inscrit pleinement dans une politique gouvernementale et patronale qui remet en cause tous les acquis sociaux, précarise chaque jour davantage le salariat, détruit les structures de solidarité sociale...
C’est pourquoi, l’union syndicale G10 Solidaires apporte son soutien à toutes celles et tous ceux qui se mobilisent actuellement sur l’ensemble du territoire pour mettre en échec ce projet de réforme anticulturel et antisocial. Ce combat concerne chaque salarié et chaque citoyen.