Dans le contexte général des grands dossiers qui seront abordés à Air France :
Restructuration du transport aérien européen : Air France privatisée deviendrait SKY Team Europe avec KLM, Alitalia, CSA, Aeroflot,...
Aléas du transport aérien mondial : guerre en Irak ? et/ou la bataille commerciale avec les compagnies américaines aujourd’hui en faillite qui chercheront à reconquérir des parts de marché,
Vos prochains élus au CE devront utiliser pleinement le rôle économique du CE et être particulièrement vigilants sur :
La mission de contrôle de la gestion dévolue au CE permet aux élus d’être informés et de donner leur avis sur les dossiers d’organisation, de restructuration ou d’évolution des activités. Les études doivent être présentées au CE avec les arguments techniques, économiques et sociaux des différentes hypothèses pour que les salariés soient assurés que la décision retenue est réellement celle qui offre la meilleure garantie pour l’avenir des salariés.
Sur ces dossiers essentiels pour garantir les emplois à la DGSI, SUD Aérien défend les revendications ci-dessous :
Pour chaque dossier présenté : Combien ça coûte avant et combien ça coûtera après ?
C’est la question posée par SUD Aérien à chaque dossier de restructuration ou transfert en sous-traitance. C’est aussi la question à laquelle la direction ne répond pas, ce qui amène SUD Aérien à proposer des motions d’entrave pour non information des élus.
Comment peut-on se prononcer sur un dossier sans avoir les éléments objectifs de la situation ? (Nombre d’emplois, qualifications, charges internes et/ou externes, ...)
Les salariés doivent bénéficier d’une partie de gains de productivité soit par la création de nouveaux emplois avec le développement de nouvelles activités soit par une meilleure qualification et rémunération. Les réorganisations, autres que les modifications de » frontières » entre services ou directions sont souvent motivées par des gains de productivité. Ces économies ne doivent par servir à gonfler les profits. Les salariés doivent en récupérer une partie, sinon le progrès social n’a aucun sens !
Les ressources humaines dégagées doivent permettre d’ouvrir ou développer de nouvelles activités favorables à l’emploi ou requalifier les salariés devenus plus productifs.
Air France doit garder la maîtrise technique et économique de ses outils informatiques. Avant toute évolution d’une application informatique, la DGSI doit procéder à une étude exhaustive des besoins des utilisateurs, des différentes solutions possibles et consulter très régulièrement le Comité d’Etablissement. Les aspects techniques et économiques du projet doivent toujours être accompagnés du volet social. Avec le recensement de évaluation de tous les salariés concernés, la prise en compte des besoins en formation et de l’évolution des métiers et des qualifications.
Pour SUD Aérien, les choix technologiques et fonctionnels doivent répondre à plusieurs critères :
La DGSI doit garantir à AF la sécurité et la fiabilité de ses outils informatiques. C’est devenu un critère essentiel depuis le 11 septembre 2001. Une perte accidentelle d’une partie de la production informatique ne doit pas contraindre AF à cesser son activité plus de quelques heures. Un plan de reprise d’Activité -PRA- est nécessaire pour y faire face. Pour SUD Aérien, c’est une garantie pour l’avenir de la DGSI et de ses emplois. La mise en œuvre de ce PRA avec les investissements importants en cours de réalisation doit se faire en interne par une sauvegarde et une mutualisation de tous les moyens informatiques entre les 3 sites actuels sans recours à des prestataires extérieurs.
Avec la création de plus de 330 postes en 4 ans, la DGSI n’a pas saisi cette opportunité pour développer les décentralisations précédentes vers Valbonne et vers Toulouse. Au vu des nombreux mouvements de personnel dans les 2 sens entre Paray-Vieille-Poste et Vilgénis depuis 4 ans, nous avons considéré l’ensemble des effectifs Paray et Vilgénis comme Région Parisienne Sud et CDG = Région Parisienne Nord. En créant la moitié des postes en région parisienne et surtout les plus qualifiés à Paray, la direction a renforcé une organisation centralisée avec des problème de locaux en région parisienne. Aujourd’hui, la DGSI bloque toute mobilité. Et comme elle rencontre des difficultés à pourvoir des postes en région parisienne, la DGSI incite très fortement les candidats de province à venir en région parisienne pour progresser en offrant une prime de 7900€ (environ 50.000F)ou impose de multiples déplacements province/Paris par semaine.
Pourtant, toutes les enquêtes montrent qu’une part importante de la population des salariés diplômés comme ceux de la DGSI préfèrent travailler dans le SUD de la France notamment en Midi Pyrénées et en Provence Cote d’Azur plutôt qu’en région parisienne. Air France a la chance d’avoir 2 sites informatiques dans ces régions : Valbonne et Toulouse. Quelques dizaines de salariés ont déjà obtenu leur mutation de la région parisienne vers ces centres mais des dizaines d’autres sont demandeurs mais leur demande est bloquée.
La DGSI constate des difficultés de recrutement sur des postes en région parisienne. SUD demande qu’une étude interne soit menée pour recenser les demandes internes DGSI et présenter au CE des propositions pour mettre en adéquation sur quelques années, les souhaits des salariés et les postes de la DGSI .
SUD Aérien n’acceptera aucune mobilité forcée du Sud vers le Nord ou du Nord vers le Sud comme entre Nord et Sud de la Région Parisienne. L’activité actuelle de la DGSI devrait permettre en quelques années (environ 5 ans) une répartition naturelle de l’activité entre la région parisienne, Valbonne, Toulouse et les demandes de salariés de la DGSI.